Autrefois, les rançongiciels étaient comme ce cousin agaçant lors d'une réunion de famille : ils débarquaient, semaient le chaos en chiffrant vos données et exigeaient de l'argent pour vous laisser tranquille. Mais comme ce cousin qui apprend de nouvelles astuces pour vous embêter, les rançongiciels évoluent.
Voici ALPHV (alias « BlackCat »), un groupe de ransomware qui a décidé que si on ne peut pas les vaincre, autant se joindre à eux… en quelque sorte. Dans un retournement de situation digne d'un film de cybercriminalité, ils ont déposé une plainte auprès de la SEC (oui, la Securities and Exchange Commission) contre l'une de leurs victimes, MeridianLink . Pourquoi ? Parce qu'apparemment, MeridianLink n'a pas divulgué sa fuite de données assez rapidement, conformément aux nouvelles règles de la SEC.
Voici le résumé à puces de cette cyber-saga :
Alors, quel est le problème ici ?
Il semblerait que les groupes de ransomware aient une nouvelle méthode d'extorsion à leur actif. Qu'ils s'attendaient ou non à obtenir une rançon de MeridianLink n'est pas la question. BlackCat crée un précédent : les futures attaques seront signalées si la rançon n'est pas payée, car les cybercriminels n'hésiteront pas à dénoncer les contrevenants. Ce précédent renforcera sans aucun doute la menace d'une rançon : « Payez, ou vous serez signalé aux autorités. » Le chantage exercé par les pirates informatiques bénéficie désormais d'un coup de pouce réglementaire ! SEC, attention à ce que vous souhaitez avec votre pouvoir législatif. Cette initiative d'ALPHV marque un tournant inquiétant : les cybercriminels utilisent le cadre légal pour contraindre leurs victimes à payer.
Comme le souligne Patrick Tiquet, « le recours à la menace de déposer une plainte pour "défaut de déclaration" auprès de la SEC est une tactique convaincante qui pourrait instrumentaliser une réglementation gouvernementale au profit d'un groupe cybercriminel. »
La meilleure approche face aux rançongiciels est de les prévenir dès le départ. Cela se résume à trois approches simples :
En conclusion, l'article « ALPHV, policier et voleur à la fois » nous offre un aperçu de l'avenir des attaques par rançongiciel. Il ne s'agit plus seulement de sécuriser ses forteresses numériques. Il s'agit désormais aussi de naviguer dans les eaux troubles des obligations légales. Les pirates informatiques gagnent en intelligence et en audace, et se transforment en mouchards de la SEC pour faciliter les futures demandes d'extorsion. À mesure que les techniques de prévention évoluent et s'améliorent, les groupes de rançongiciels perfectionnent également leurs techniques d'extorsion pour garantir que chaque violation réussie soit payante.
Êtes-vous prêt ? Faites-vous tout votre possible pour éviter de faire la une des journaux ? Il est temps de préparer votre entreprise et de protéger vos données dès aujourd’hui, avant qu’une violation de données ne survienne. Comme le disait Benjamin Franklin (à propos de la prévention des incendies) : « Mieux vaut prévenir que guérir. » Ce principe est tout aussi vrai aujourd’hui en matière de prévention des cyberattaques qu’il l’était il y a 200 ans pour la prévention des incendies.
Source:
https://www.darkreading.com/risk/alphv-ransomware-group-files-sec-complaint-against-own-victim
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